Ce printemps on mange …

Ca y est les jours rallongent progressivement, l’air est plus chaud et les giboulées sont là. Le printemps est arrivé on commence à sentir l’hiver s’éloigner… Pas encore dans nos assiettes cependant. Il va falloir encore être patient pour déguster les fruits et légumes d’été. Au demeurant, de plus en plus de nouveautés vont venir charmer nos papilles. L’ printemps est long et va voir fleurir bon nombre de fruits et légumes tout au long des quatre mois, mais voici les légumes et fruits à privilégier en mars et avril :

  • le citron, l’orange, le pamplemousse
  • les navets
  • le céleri rave ou branche
  • le chou vert, rouge, chou-rave ou chou fleur
  • poireaux
  • salade frisée ou laitue

En avril on commencera à voir arriver la gariguette, les fèves, les petits pois, les asperges, les carottes, les radis et les herbes comme le cresson, l’oseille, le cerfeuil et le persil.

Pour vous rappeler quels sont les fruits et légumes à manger en quelle saison, je vous partage mon petit coup de coeur, ce calendrier perpétuel créé par Claire Sophie Pissenlit et qui est en vente sur Etsy.

Le vrac : de plus en plus présent dans nos magasins

le vrac de plus en plus present dans nos magasins

Il y a quelques jours je suis tombée sur cet article de Daily Geek Show et je l’ai immédiatement lu car il m’a annoncé plusieurs bonnes nouvelles. Je vous invite à le lire car il emblématique d’une société qui change et c’est la nôtre.

Le premier chiffre qui a attiré mon attention est celui-ci. Selon l’article, le vrac a augmenté de 41% en 2019. Les français achètent en effet de plus en plus en vrac, cela signifie que ce mode d’achat est en passe de devenir la norme pour beaucoup d’entre nous. Par ailleurs et c’est l’autre bonne nouvelle, de plus en plus d’enseignes en proposent, plus seulement les chaines comme Day by Day ou encore les magasins bio. Pour ma part, c’est quelque chose que j’avais remarqué, car même dans le Franprix de mon quartier on trouve du vrac désormais.

Autres chiffres intéressants, il s’agit de l’offre proposée : 58% des français achètent des oléagineux, puis 51% des fruits secs, légumineuses 30%, graines 29% et céréales et riz 25%. Pourquoi n’a-t-on pas plus de chiffres ? Tout simplement car l’offre n’est pas encore assez diversifiée et c’est bien là le problème. Une offre plus importante (notamment produits ménagers ou cosmétiques en vrac) permettrait au français d’être plus nombreux à acheter en vrac. Personnellement, à par Day by Day et The Naked Shop je ne connais pas d’autres enseignes où acheter en vrac.

Par ailleurs 40% des français indiquent acheter en vrac régulièrement contre 37% l’année précédente. C’est une belle augmentation mais c’est surtout les raisons invoquées qui sont les plus parlantes. Ce n’est en effet pas les économies réalisées qui motivent le plus les français (celle-ci n’est pas si importante, voire pas du tout dans certaines villes) mais plutôt le fait que les ménages souhaitent moins de produits emballés et réduire le gaspillage alimentaire. Et ça c’est une vraie avancée.

Je me suis bien évidement retrouvée dans cet article, je fais clairement partie de cette population qui s’est mis au vrac récemment pour ces raisons. Et vous qu’en pensez-vous ?

Mes indispensables zéro déchet : le sauve savon de Manamani

le sauve savon de manamani mes indispensables zero dechet
Le sauve savon à retrouver sur manamani
Photo Manamani

Pratiquer le zéro déchet n’est pas facile tous les jours, vous serez d’accord avec moi. Et dans les moments où je me décourage, j’essaie de m’accrocher à des petites choses du quotidien qui me procurent de la satisfaction (ou de la joie ça c’est dans le livre de Marie Kondo que je l’ai lu) et surtout ce qui me rend fière avec ce mode de vie. Aujourd’hui je vais vous parler d’une petite chose qui n’a pas bouleversé mon quotidien mais qui a trouvé sa place et une utilité dont je ne pourrais pas me passer : le sauve savon.

Lorsque je suis passé au savon solide pour nos douches, j’ai rapidement été confronté à ça : ces petits morceaux de savon qui glissent des mains, tombent dans la bonde de douche et sont ainsi gâchés. Ca m’embêtait d’autant plus que depuis que je suis passée au zéro déchet j’essaie vraiment de faire attention à ma consommation de produits en général. C’est alors que m’est revenu une phrase que j’avais lu dans une de mes lectures, il s’agit de Béa Johnson qui expliquait comment elle était passée au savon solide et qui disait à peu près cela (ce n’est pas la citation exacte) : lorsque le savon est presque fini, je le colle au suivant et il n’y a pas de gâchis.

Oui mais voilà, j’ai évidement essayé de le faire, mais non seulement ça ne colle pas bien, mais en plus les morceaux qui s’accumulent et ne collent pas finissent pas tomber et se gâcher.

Si comme moi vous avez eu ce problème, et que vous n’avez pas envie de recréer vous-même un savon à la maison, voici la solution : le sauve savon. Fabriqué en tencel donc tout doux, en France par des femmes en réinsertion, le sauve savon a trouvé sa place dans ma salle de bain et je l’utilise énormément pour finir les restes de savon que j’ai utilisé sous la douche. C’est simple il n’y a plus aucun gaspillage. Il s’agit là d’une brillante idée de la part de la marque ManaMani que j’affectionne particulièrement.

Le sauve savon coûte 3,50€ et est disponible sur la boutique en ligne de Manamani.

Le zéro déchet au ski, je fais comment ?

le zero dechet au ski je fais comment

Je reviens tout juste du ski en famille, et figurez-vous que l’apprenti zéro déchet que je suis à eu bien des dilemmes pendant cette semaine. Que ce soit la gestion des déchets, l’organisation des piques-niques ou même les courses, j’ai du faire des choix pas toujours très agréables. J’ai lu dernièrement sur un forum qu’une personne conseillait de ne pas partir en vacances en station de ski car le principe même ne respecte pas le zéro déchet. Je ne suis pas si extrême mais je reconnais qu’aujourd’hui encore rien n’est vraiment fait en station pour aider à réduire ses déchets et surtout à être moins énergivore.

Déjà il faut savoir que nous sommes partis à deux familles et outre le fait que l’on ne consomme pas forcément les mêmes choses, j’ai été confrontée à plusieurs obstacles de taille notamment : la place dans la voiture et le besoin de décompresser des vacances. J’avoue que je n’avais pas forcément envie de faire moi-même tous les repas là où on pouvait se contenter de pâtes pour les enfants (rassurez-vous raclette, tartiflette et autre fondue étaient bien sur au programme). J’ai donc mis de côté certains de mes idéaux. Nous avons trié comme on a pu, étant donné qu’il y avaient des bacs de recyclage dans les rues. Par ailleurs, j’avais amené un certains nombre de contenant et denrées en vrac, mais comme je le disais, la place dans la voiture m’a contraint à revoir mon organisation. Et donc inévitablement, des déchets il y en a eu, et cela m’a permis de constater à quel point mon ancien mode de fonctionnement en créait.

Parlons de l’organisation de la station. Comme je l’ai dit il y avait possibilité de correctement recycler dans la station, ce qui est un bon point. Par ailleurs, ces espaces de recyclages étaient très bien déneigés ce qui permettait d’y accéder facilement. Par contre grosse déception au niveau des forfaits de ski. Dans mon souvenir les cartes magnétiques étaient consignées, j’en ai donc ramenée deux que nous avions en trop de l’an dernier. mais surprise, ces cartes ne sont plus proposées en consigne mais à l’achat. En clair, pour obtenir un forfait si vous n’avez pas déjà une carte sur vous, vous devez l’acheter. Mais quelle blague ! Très écolo n’est ce pas ? Moi qui avait applaudi des deux mains le système de consigne…

En ce qui concerne l’école de ski, fort bien sponsorisée par une marque de bonbons en sachets en plastique, rien n’a été mis en place pour trier les déchets, alors même que le petit fascicule remis aux enfants donne de nombreux conseils pour respecter l’environnement.

D’une manière générale, j’ai trouvé que les stations de ski jouent encore beaucoup trop sur l’aspect consommation des visiteurs plus que sur l’aspect nature et respect de l’environnement. Or, on peut imaginer que les visiteurs qui viennent en station sont en recherche d’air pur et de décompression. En tous les cas il y a encore de nombreux progrès à faire dans les stations en matière de zéro déchet.

neige en montagne et en station de ski

Le zéro déchet avec bébé

les zero dechet avec bebe voici ce que j ai mis en place

Le zéro déchet avec bébé c’est toute une histoire. Le cas s’est présenté par deux fois en ce qui me concerne, étant l’heureuse maman d’une petite fille de 3 ans et d’un petit garçon de 8 mois. Mais alors que pour ma fille je n’ai pas été sensibilisée au zéro déchet, j’ai essayé de mettre en place certaines choses pour la naissance de mon fils.

Alors comme d’habitude, il était impossible pour moi de passer de tout à rien. J’avais conscience d’avoir beaucoup gaspillé pour la naissance de ma fille donc je voulais faire des efforts, mais j’étais incapable d’arrêter le tout jetable. Voici donc ce que j’ai mis en place :

  • Des gants de toilette lavables pour nettoyer le siège de bébé. J’ai investit dans des gants de toilette très doux que j’utilise désormais pour changer mon bébé à la place des carrés jetables. Je pensais que ce serait plus difficile à mettre en place mais comme la crèche de mon fils le fait déjà j’ai trouvé qu’on prenait vite l’habitude. Lorsque je suis en dehors de chez moi en revanche, je n’arrive pas à trouver d’autres solutions pour changer mon bébé.
  • Les couches lavables : tout un sujet les couches lavables car il faut en avoir un certain nombre et que lorsque le bébé grandit, il faut les changer. Mais j’ai découvert récemment une marque qui ne me donne aucune excuse de ne pas y passer : Il s’agit d’une entreprise qui propose de louer le service de couches, assorti du service qui consiste à venir récupérer les couches usagées et les ramener une fois lavées. Il s’agit de ma petite couche. Je vais certainement essayer dans les semaines à venir.
  • Les débarbouillettes. Ou les lavettes réutilisables. Je les ai découvert au Québec où on en reçoit régulièrement dans les cadeaux de naissance. Ce sont des petits carrés d’éponge que j’utilise énormément pour nettoyer les mains ou la bouche de mes enfants. c’est très pratique lors de la diversification alimentaire et ensuite l’enfant garde l’habitude puisque ma fille en utilise encore à trois ans. En avoir tout le temps à proximité permet d’éviter de se ruer sur des mouchoirs à usage unique ou sur du sopalin (qui n’existe plus chez nous depuis une dizaine d’années au demeurant).
  • Faire ses purées et compotes maison. A la fois bon pour la santé et pour le porte monnaie, le fait de faire ses purées maison est beaucoup plus écologique et meilleur pour le bébé. Pour ma part j’utilise l’indémodable baby cook pour le faire rapidement. J’y fait même les compotes de ma fille et les nôtres quand on a des fruits usés à finir.

Et vous qu’avez-vous mis en place dans la routine de votre bébé de zéro déchet ?

Comment appliquer les principes du zéro déchet au bureau

Est-il possible de concilier vie professionnelle et zéro déchet ? Ma réponse est clairement OUI. La vie en entreprise a du bon dans le sens où désormais dans la plupart des sociétés on trouve un espace de détente et de catering bien plus développé qu’avant. En outre il faut bien avouer que les politiques RSE sont de plus en plus suivies en entreprises et certains collaborateurs qui y sont même dédiés mettent en place des challenges, des process pour inciter tout un chacun à réduire ses déchets.

Je me souviens à titre personnel que dans mon ancienne entreprise, les poubelles de bureau avaient été supprimées pour être remplacées par trois poubelles par étage : l’une pour le papier et le carton, la seconde pour les déchets recyclables et la troisième pour les autres déchets. Devoir se lever pour aller jeter ce qu’on avait à notre bureau nous permettait de prendre conscience des déchet que nous produisions et de les diminuer progressivement.

Voici quelques techniques à mettre en place au bureau pour créer moins de déchet :

Avoir son mug ou sa tasse : C’est selon moi la base. Exit les gobelets en plastique ou en carton (ou même en carton, n’oublions pas que le meilleur déchet est celui qu’on ne créé pas), on apporte de chez soi, une tasse à café ou un mug à thé et on le garde avec soi au bureau. On le rince à minima une fois par jour et on le lave une fois par semaine minimum, franchement ce n’est pas la fin du monde. Vous n’imaginez pas le pouvoir de réduction de déchet que vous avez rien qu’en n’utilisant plus de gobelet jetables.

Apporter son repas : ça parait évident mais encore faut-il avoir le temps de le faire, Dieu sait si c’est compliqué à mettre en place. Mais que c’est agréable de manger des plats fait maison rapportés de chez soi et toutes les fois où vous pourrez le faire, ce sera des déchets en moins que vous créerez. Sans compter l’économie réalisée car cela coûte cher de manger à l’extérieur. Si vous prenez des plats à emporter, essayez d’amener des contenants.

Avoir son kit de couverts à son bureau : Aussi facile que d’apporter son mug, avoir un kit couverts à votre bureau vous permet de ne plus utiliser ceux fourni avec vos plats à emporter. Le plus dur dans tout cela reste de les refuser lorsque vous êtes servi dans les différentes enseignes. Vous pouvez en trouver ici.

Avoir sa gourde à remplir : Cette partie doit être relativement facile à mettre en place car il est toujours très utile d’avoir une gourde réutilisable sur soi. Pour cela deux solutions, celles en verre ou celles en inox. Qwetch en font des très bien par exemple.

Ne plus imprimer : Aaah cette fameuse phrase en signature de mail « Respectons l’environnement. N’imprimez ce mail que si nécessaire ». Ce n’est pas si ridicule que cela n’y paraît. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps dans une précédente entreprise je regardais avec effarement l’une de mes collègues en fin de carrière imprimer chaque email qui lui était envoyé, puis le lire, puis le classer dans une pochette plastifiée dans un classeur. Que de gaspillage… De la même manière aujourd’hui, essayons de ne pas imprimer sa présentation PPT en plusieurs exemplaires par exemple.

Et vous, qu’avez-vous mis en place au bureau pour diminuer vos déchets ?

Les meilleurs livres zéro déchet

voici la liste des meilleurs livres zero dechet que je vous recommande pour vous lancer

Suite à ma série d’articles sur les lectures qui avaient permis de modifier mon comportement face à la surconsommation, certains d’entre vous ont réagi et m’ont demandé quels seraient les ouvrages à lire si on voulait se lancer. Voici donc mes livres préférés, ceux que je trouve les plus pertinents pour une démarche zéro déchet. Bien sur il y en a d’autres, et il y en a surtout beaucoup que je n’ai pas encore lu ! Alors si vous avez des recommandations n’hésitez pas.

ca commence par moi de julien vidal pour un mode de vie zero dechet

C’est simple, c’est le livre qui a tout changé pour moi. L’auteur part de son parcours et explique comment il a radicalement changé sa façon de voir le monde et sa manière de consommer après un an de test dans le zéro déchet. Il est très décomplexant et il raconte avec humour ses loupés et ses retours en arrière. Par ailleurs, il donne beaucoup de bonnes astuces. Ce qui m’a plu enfin c’est que comme moi il a voulu changer les choses petit à petit sans être trop radical et je pense que c’est la meilleure façon de fonctionner pour ne pas craquer.

zero waste zero dechet bea johnson
Zéro déchet de Béa Johnson chez les Arènes

Pour être honnête, il y a quelques années j’avais entendu parler de Béa Johnson et comme beaucoup à ce moment-là je me demandais sur quelle planète elle vivait. Puis j’ai fait mon petit bonhomme de chemin et quand je me suis sentie prête à me lancer dans le zéro déchet je me suis forcément tournée vers elle. Ce que j’ai bien aimé dans son livre c’est qu’elle donne beaucoup d’adresses, de boutiques, de recettes pour que notre démarche zéro déchet soit concrète. Ce que je trouve admirable également c’est qu’elle se soit lancée dans cette entreprise à une époque où personne n’avait conscience de ses déchets et en plus dans un pays les plus consommateurs du monde ! Bref j’ai adoré lire son expérience et j’ai ri en découvrant jusqu’où elle est allée (dans la création de ses propres cosmétiques par exemple) pour tester ce mode de vie. Par contre si vous l’achetez pour avoir de bonnes adresses ne faites pas comme moi qui me suis trompée et ai acheté la version québécoise 😉

en finir avec le plastique zero dechet

J’ai acheté ce livre car après avoir lu les deux autres j’ai eu besoin de comprendre réellement ce que représentait le plastique dans le monde. Et je n’ai pas été déçue du voyage… J’y ai appris des choses très instructives mais totalement effrayante car l’auteur est avant tout un scientifique qui parle de ce qu’il a constaté et ne se base que sur des faits concrets. Cela donne la nausée mais c’est important parfois de voir la réalité en face afin de faire changer les choses. c’est déprimant mais utile !

Ces ouvrages, je vous les recommande à 100% car je trouve qu’ils sont concrets, absolument pas culpabilisant et qui donnent envie d’agir à notre niveau. Bien sur, si vous pouvez, essayer de les acheter d’occasion ou de les emprunter, comme disait Béa Johnson faites circuler son ouvrage afin qu’il soit dans toutes les mains. Voici à présent les meilleurs livres zéro déchet que je n’ai pas encore lu :

famille presque zero dechet ze guide

Je vais être franche, le coté guide du livre m’a un peu bloquée car je préfère de loin un vrai livre à lire. Au demeurant la curiosité l’emportant je ne vais pas tarder à craquer et à lire Ze guide !

ca va changer avec vous julien vidal

Comme je l’ai expliqué plus haut j’ai pu lire son premier livre « ça commence par moi » et c’est réellement une des lectures qui m’a le plus motivée. Je suis donc assez tentée de lire ce second livre, même si j’ai encore du mal à voir quelle est la réelle différence avec le premier. Il s’agit peut-être d’un passage à l’action plus marqué. A voir !

zero dechet piece par piece

Pour les organisés comme moi qui aiment que tout soit structuré, j’aime bien l’idée de réorganiser chaque pièce de ma maison l’une après l’autre. Certes ce n’est pas KonMari comme méthode mais je suis bien tentée de lire cet ouvrage de Claire Do. J’en ai entendu beaucoup de bien, à moi à présent de décider par quel ouvrage je vais commencer.

Confectionner son propre kit zéro déchet

voici comment confectionner son propre kit zero dechet dans la salle de bain la cuisine et pour les courses

La question qui revient souvent de la part des personnes qui veulent essayer de réduire leurs déchets c’est « par quoi je commence ? » La réponse est bien sur : par ce qui vous demande le moins d’effort. Surtout si vous n’avez pas beaucoup de temps à y accorder. Mais une fois cette étape passée, on trouve pléthore de produits en ligne ou en magasin. Comme cela représente un investissement (les prix sont élevés en général), par quoi commencer pour débuter dans le zéro déchet ? Voici des propositions.

  • Le kit salle de bain : On peut changer sa brosse à dent et en prendre une en bambou, utiliser des carrés de démaquillants en tissu lavables, utiliser un oriculi ou si vraiment on veut aller doucement des coton tiges en bois ou bambou, arrêter d’utiliser des shampoings et savons en bouteilles en plastique mais passer aux savons solides, et enfin arrêter les mouchoirs en papier et passer aux mouchoirs en tissus lavables.
  • Le kit cuisine : Pour la cuisine, on peut aisément se passer de film plastique et de papier d’aluminium en utilisant des emballages en tissu recouverts de cire d’abeille ou en utilisant des contenant en verre. On peut également passer au produit vaisselle solide et sans emballage, arrêter l’essuie-tout (sopalin), passer aux torchons en tissus lavables et utiliser une éponge type tawashi.
  • Le kit courses : Pour les courses, on essaie de limiter au maximum les emballages. On achète en vrac si on peut et on amène ses propres contenants : pots de confiture qu’on a récupéré, bouteilles en verre, boites hermétiques, sacs en tissus. Et bien sur on se munit de grands sacs pour y mettre toutes les courses.

Le site Hakuna Taka propose des kits zéro déchet.

5 idées cadeaux zéro déchet

Voici cinq 5 idees cadeaux zero dechet à vous offrir ou offrir a vos proches.

En ce moment c’est les soldes et même si chaque année de plus en plus de personnes sont responsabilisés à la consommation et les achats compulsifs beaucoup sont ceux qui vont se ruer en boutique pour acheter. Je vous ai concocté une petite liste de cadeaux à faire à vos proches ou à vous faire pour vous afin de sensibiliser votre entourage à un mode de vie sans plastique. Avec des cadeaux on peut faire passer un message. Pourquoi ne pas faire passer le message qu’il faut réfléchir à moins créer de déchets ?

  • Le sac à pain en coton : en bon Français que nous sommes, nous passons notre temps à aller à la boulangerie. Ce petit papier qui entoure, la baguette, c’est simple je ne peux plus le voir 😉 alors j’ai investi dans un sac à pain. Pour ma part je l’ai fait faire par une couturière de ma ville mais il y en a un très bien sur le site Hakuna Taka.
  • Les carrés démaquillants réutilisables : Le kit démaquillant imaginé par Manamani est top est charmant à la fois. Top parce que breveté, il a été conçu pour pouvoir retirer les carrés comme des carrés de coton classiques, et est vendu avec un sac en tissu qui passe en machine. Les personne à qui vous l’offrez n’aura plus aucune excuse pour continuer à utiliser des carrés de cotons démaquillants !
  • Une expérience : De plus en plus, le cadeau dématérialisé prend sa place à Noël et aux anniversaires. Certes on a tous déjà offert un spectacle d’humour ou un concert à ses proches mais depuis quelques années, les évènements ont compris qu’ils devaient jouer le jeu afin de se retrouver sous le sapin. On peut donc désormais offrir des cartes cinéma, des événements types foires ou salons beaucoup plus facilement qu’avant en achetant en ligne et en indiquant des coordonnées différentes des nôtres. De même les voyages se font aussi plus facilement et personnellement il m’est déjà arrivé d’offrir un billet de train à ma mère pour qu’elle puisse venir nous voir. L’idée ici est de passer un bon moment ensemble pour faire une expérience qu’on n’aurait pas fait sinon.
  • Un objet de seconde main : Dans ma famille il nous arrivait déjà d’acheter d’occasion mais cette année pour les 3 ans de ma fille, ses cousins plus grands qu’elle lui ont offert un jouet qu’ils avaient choisi dans leurs propres jouets. Je trouve l’idée fantastique car ma fille a été ravie du cadeau et encore plus de savoir qu’il avaient appartenu à ses cousins. Pourquoi ne pas faire de même lorsqu’on est plus grand ? Dans cette article je vous donne le nom de mes sites préférés d’économie circulaire.
  • Un objet fait main ou DIY : Las but not least c’est l’occasion de vous mettre à la couture ou au tricot si vous en avez toujours rêvé. Et si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours acheter des produits auprès de personnes qui elles adorent le DIY. Sur Etsy par exemple, on trouve des milliers de créateurs près de chez soi ou partout en France qui confectionnent eux-mêmes leurs produits. L’idée ici c’est de soutenir les petits créateurs et de mettre en avant leur savoir-faire.

Parlons peu, parlons vrac…

parlons peu parlons vrac et des contenants en verre pour se simplifier le zero dechet

Depuis que j’ai commencé ce blog, j’ai le plaisir de pouvoir échanger avec certains d’entre vous sur mon compte Instagram et ces échanges sont très riches. Parmi eux, j’ai noté qu’une interrogation revenait souvent et c’est amusant car cela a aussi été la mienne. Je me suis dit que ça justifiait donc d’écrire un article sur le sujet : comment s’organiser pour acheter en vrac ?

Je reconnais que c’est un sujet difficile car cela demande au début beaucoup d’organisation et surtout de vigilance. Organisation car il faut prévoir tout type de contenants et vigilance car si on y prête pas attention, on se retrouve très vite avec un emballage dans les mains. Je vous donne un exemple : les fois où je me retrouve le plus vite avec un emballage non sollicité c’est quand en rentrant à la maison je décide, d’un coup de « passer à la boulangerie ». Et oui si on a pas le sac adéquat, on se retrouve à avoir l’emballage dans les mains car pour une question d’hygiène on va pas rapporter la baguette directement comme ça à la maison.

De la même manière, fini les passages rapides au supermarché avant de rentrer le soir si on ne veut pas se retrouver avec un certain nombre d’emballages à la maison. C’est vrai, le zéro déchet ne laisse pas beaucoup de place à l’imprévu. Le maître mot serait plutôt anticipation. Et je ne vous cache pas que habitant une grande ville et me déplaçant à pied, il est encore plus difficile d’avoir des contenants sur moi.

J’adorerais avoir votre retour sur la manière dont vous vous organisez pour les courses quotidiennes de nourriture. En attendant je vous livre ici ma façon à moi de m’organiser :

  • Déjà il faut savoir que je fais les courses en plusieurs fois. Je le sais ce n’est pas idéal mais comme vous le savez j’aime que le changement d’organisation soit lent et non pas radical afin de ne pas me braquer et de tout abandonner (Il y a encore quelques années, habitant à Paris, je faisais les courses du soir tous les jours…).
  • Je commence par la boutique vrac pas très loin de chez moi mais qui nécessite que j’y aille en voiture. J’y achète : farine, sucre, pâtes, riz, légumineuses, noix, gâteaux, huile, lessive en vrac (si je ne la fais pas moi même) savons solides… Là j’amène mes contenants solides et sacs réutilisables.
  • Le samedi je vais au marché près de chez moi et j’achète les légumes et fruits de la semaine dans mes sacs réutilisables. de avril à novembre, on se rend à la ferme pas loin de chez nous cueillir et ramasser en famille tous les légumes et fruits qui en général nous tiennent 3 semaines à 1 mois. Oui on revient chargés et notre cuisine se transforme en caverne de nourriture.
  • Je cuisine tout donc forcément je n’achète pas de plats préparés. Avec mon mari nous avons arrêté de manger des protéines animales la semaine donc je n’en achète pas, et si je le fais c’est au marché le week-end avec des contenants en verre. Pour les fois où j’ai besoin de refaire un peu de stock (noix, flocons d’avoines…) je vais acheter en vrac au magasin bio pas loin de chez moi.

Parlons maintenant contenants : ma plus grande hantise lorsque j’ai commencé à acheter en vrac, c’est l’apparition des mites alimentaires. Pour éviter cela je ne fournis pas n’importe où, et de plus j’utilise à la maison des bocaux en verre hermétiques (type le parfait) qui fonctionnent très bien. J’en ai beaucoup, et dès que j’ai besoin j’utilise des pots de confiture lavés pour les réutiliser.

Et vous comment vous organisez-vous ? Je suis curieuse de le savoir 🙂