Le zéro déchet avec bébé

les zero dechet avec bebe voici ce que j ai mis en place

Le zéro déchet avec bébé c’est toute une histoire. Le cas s’est présenté par deux fois en ce qui me concerne, étant l’heureuse maman d’une petite fille de 3 ans et d’un petit garçon de 8 mois. Mais alors que pour ma fille je n’ai pas été sensibilisée au zéro déchet, j’ai essayé de mettre en place certaines choses pour la naissance de mon fils.

Alors comme d’habitude, il était impossible pour moi de passer de tout à rien. J’avais conscience d’avoir beaucoup gaspillé pour la naissance de ma fille donc je voulais faire des efforts, mais j’étais incapable d’arrêter le tout jetable. Voici donc ce que j’ai mis en place :

  • Des gants de toilette lavables pour nettoyer le siège de bébé. J’ai investit dans des gants de toilette très doux que j’utilise désormais pour changer mon bébé à la place des carrés jetables. Je pensais que ce serait plus difficile à mettre en place mais comme la crèche de mon fils le fait déjà j’ai trouvé qu’on prenait vite l’habitude. Lorsque je suis en dehors de chez moi en revanche, je n’arrive pas à trouver d’autres solutions pour changer mon bébé.
  • Les couches lavables : tout un sujet les couches lavables car il faut en avoir un certain nombre et que lorsque le bébé grandit, il faut les changer. Mais j’ai découvert récemment une marque qui ne me donne aucune excuse de ne pas y passer : Il s’agit d’une entreprise qui propose de louer le service de couches, assorti du service qui consiste à venir récupérer les couches usagées et les ramener une fois lavées. Il s’agit de ma petite couche. Je vais certainement essayer dans les semaines à venir.
  • Les débarbouillettes. Ou les lavettes réutilisables. Je les ai découvert au Québec où on en reçoit régulièrement dans les cadeaux de naissance. Ce sont des petits carrés d’éponge que j’utilise énormément pour nettoyer les mains ou la bouche de mes enfants. c’est très pratique lors de la diversification alimentaire et ensuite l’enfant garde l’habitude puisque ma fille en utilise encore à trois ans. En avoir tout le temps à proximité permet d’éviter de se ruer sur des mouchoirs à usage unique ou sur du sopalin (qui n’existe plus chez nous depuis une dizaine d’années au demeurant).
  • Faire ses purées et compotes maison. A la fois bon pour la santé et pour le porte monnaie, le fait de faire ses purées maison est beaucoup plus écologique et meilleur pour le bébé. Pour ma part j’utilise l’indémodable baby cook pour le faire rapidement. J’y fait même les compotes de ma fille et les nôtres quand on a des fruits usés à finir.

Et vous qu’avez-vous mis en place dans la routine de votre bébé de zéro déchet ?

Comment appliquer les principes du zéro déchet au bureau

Est-il possible de concilier vie professionnelle et zéro déchet ? Ma réponse est clairement OUI. La vie en entreprise a du bon dans le sens où désormais dans la plupart des sociétés on trouve un espace de détente et de catering bien plus développé qu’avant. En outre il faut bien avouer que les politiques RSE sont de plus en plus suivies en entreprises et certains collaborateurs qui y sont même dédiés mettent en place des challenges, des process pour inciter tout un chacun à réduire ses déchets.

Je me souviens à titre personnel que dans mon ancienne entreprise, les poubelles de bureau avaient été supprimées pour être remplacées par trois poubelles par étage : l’une pour le papier et le carton, la seconde pour les déchets recyclables et la troisième pour les autres déchets. Devoir se lever pour aller jeter ce qu’on avait à notre bureau nous permettait de prendre conscience des déchet que nous produisions et de les diminuer progressivement.

Voici quelques techniques à mettre en place au bureau pour créer moins de déchet :

Avoir son mug ou sa tasse : C’est selon moi la base. Exit les gobelets en plastique ou en carton (ou même en carton, n’oublions pas que le meilleur déchet est celui qu’on ne créé pas), on apporte de chez soi, une tasse à café ou un mug à thé et on le garde avec soi au bureau. On le rince à minima une fois par jour et on le lave une fois par semaine minimum, franchement ce n’est pas la fin du monde. Vous n’imaginez pas le pouvoir de réduction de déchet que vous avez rien qu’en n’utilisant plus de gobelet jetables.

Apporter son repas : ça parait évident mais encore faut-il avoir le temps de le faire, Dieu sait si c’est compliqué à mettre en place. Mais que c’est agréable de manger des plats fait maison rapportés de chez soi et toutes les fois où vous pourrez le faire, ce sera des déchets en moins que vous créerez. Sans compter l’économie réalisée car cela coûte cher de manger à l’extérieur. Si vous prenez des plats à emporter, essayez d’amener des contenants.

Avoir son kit de couverts à son bureau : Aussi facile que d’apporter son mug, avoir un kit couverts à votre bureau vous permet de ne plus utiliser ceux fourni avec vos plats à emporter. Le plus dur dans tout cela reste de les refuser lorsque vous êtes servi dans les différentes enseignes. Vous pouvez en trouver ici.

Avoir sa gourde à remplir : Cette partie doit être relativement facile à mettre en place car il est toujours très utile d’avoir une gourde réutilisable sur soi. Pour cela deux solutions, celles en verre ou celles en inox. Qwetch en font des très bien par exemple.

Ne plus imprimer : Aaah cette fameuse phrase en signature de mail « Respectons l’environnement. N’imprimez ce mail que si nécessaire ». Ce n’est pas si ridicule que cela n’y paraît. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps dans une précédente entreprise je regardais avec effarement l’une de mes collègues en fin de carrière imprimer chaque email qui lui était envoyé, puis le lire, puis le classer dans une pochette plastifiée dans un classeur. Que de gaspillage… De la même manière aujourd’hui, essayons de ne pas imprimer sa présentation PPT en plusieurs exemplaires par exemple.

Et vous, qu’avez-vous mis en place au bureau pour diminuer vos déchets ?

Les meilleurs livres zéro déchet

voici la liste des meilleurs livres zero dechet que je vous recommande pour vous lancer

Suite à ma série d’articles sur les lectures qui avaient permis de modifier mon comportement face à la surconsommation, certains d’entre vous ont réagi et m’ont demandé quels seraient les ouvrages à lire si on voulait se lancer. Voici donc mes livres préférés, ceux que je trouve les plus pertinents pour une démarche zéro déchet. Bien sur il y en a d’autres, et il y en a surtout beaucoup que je n’ai pas encore lu ! Alors si vous avez des recommandations n’hésitez pas.

ca commence par moi de julien vidal pour un mode de vie zero dechet

C’est simple, c’est le livre qui a tout changé pour moi. L’auteur part de son parcours et explique comment il a radicalement changé sa façon de voir le monde et sa manière de consommer après un an de test dans le zéro déchet. Il est très décomplexant et il raconte avec humour ses loupés et ses retours en arrière. Par ailleurs, il donne beaucoup de bonnes astuces. Ce qui m’a plu enfin c’est que comme moi il a voulu changer les choses petit à petit sans être trop radical et je pense que c’est la meilleure façon de fonctionner pour ne pas craquer.

zero waste zero dechet bea johnson
Zéro déchet de Béa Johnson chez les Arènes

Pour être honnête, il y a quelques années j’avais entendu parler de Béa Johnson et comme beaucoup à ce moment-là je me demandais sur quelle planète elle vivait. Puis j’ai fait mon petit bonhomme de chemin et quand je me suis sentie prête à me lancer dans le zéro déchet je me suis forcément tournée vers elle. Ce que j’ai bien aimé dans son livre c’est qu’elle donne beaucoup d’adresses, de boutiques, de recettes pour que notre démarche zéro déchet soit concrète. Ce que je trouve admirable également c’est qu’elle se soit lancée dans cette entreprise à une époque où personne n’avait conscience de ses déchets et en plus dans un pays les plus consommateurs du monde ! Bref j’ai adoré lire son expérience et j’ai ri en découvrant jusqu’où elle est allée (dans la création de ses propres cosmétiques par exemple) pour tester ce mode de vie. Par contre si vous l’achetez pour avoir de bonnes adresses ne faites pas comme moi qui me suis trompée et ai acheté la version québécoise 😉

en finir avec le plastique zero dechet

J’ai acheté ce livre car après avoir lu les deux autres j’ai eu besoin de comprendre réellement ce que représentait le plastique dans le monde. Et je n’ai pas été déçue du voyage… J’y ai appris des choses très instructives mais totalement effrayante car l’auteur est avant tout un scientifique qui parle de ce qu’il a constaté et ne se base que sur des faits concrets. Cela donne la nausée mais c’est important parfois de voir la réalité en face afin de faire changer les choses. c’est déprimant mais utile !

Ces ouvrages, je vous les recommande à 100% car je trouve qu’ils sont concrets, absolument pas culpabilisant et qui donnent envie d’agir à notre niveau. Bien sur, si vous pouvez, essayer de les acheter d’occasion ou de les emprunter, comme disait Béa Johnson faites circuler son ouvrage afin qu’il soit dans toutes les mains. Voici à présent les meilleurs livres zéro déchet que je n’ai pas encore lu :

famille presque zero dechet ze guide

Je vais être franche, le coté guide du livre m’a un peu bloquée car je préfère de loin un vrai livre à lire. Au demeurant la curiosité l’emportant je ne vais pas tarder à craquer et à lire Ze guide !

ca va changer avec vous julien vidal

Comme je l’ai expliqué plus haut j’ai pu lire son premier livre « ça commence par moi » et c’est réellement une des lectures qui m’a le plus motivée. Je suis donc assez tentée de lire ce second livre, même si j’ai encore du mal à voir quelle est la réelle différence avec le premier. Il s’agit peut-être d’un passage à l’action plus marqué. A voir !

zero dechet piece par piece

Pour les organisés comme moi qui aiment que tout soit structuré, j’aime bien l’idée de réorganiser chaque pièce de ma maison l’une après l’autre. Certes ce n’est pas KonMari comme méthode mais je suis bien tentée de lire cet ouvrage de Claire Do. J’en ai entendu beaucoup de bien, à moi à présent de décider par quel ouvrage je vais commencer.

Confectionner son propre kit zéro déchet

voici comment confectionner son propre kit zero dechet dans la salle de bain la cuisine et pour les courses

La question qui revient souvent de la part des personnes qui veulent essayer de réduire leurs déchets c’est « par quoi je commence ? » La réponse est bien sur : par ce qui vous demande le moins d’effort. Surtout si vous n’avez pas beaucoup de temps à y accorder. Mais une fois cette étape passée, on trouve pléthore de produits en ligne ou en magasin. Comme cela représente un investissement (les prix sont élevés en général), par quoi commencer pour débuter dans le zéro déchet ? Voici des propositions.

  • Le kit salle de bain : On peut changer sa brosse à dent et en prendre une en bambou, utiliser des carrés de démaquillants en tissu lavables, utiliser un oriculi ou si vraiment on veut aller doucement des coton tiges en bois ou bambou, arrêter d’utiliser des shampoings et savons en bouteilles en plastique mais passer aux savons solides, et enfin arrêter les mouchoirs en papier et passer aux mouchoirs en tissus lavables.
  • Le kit cuisine : Pour la cuisine, on peut aisément se passer de film plastique et de papier d’aluminium en utilisant des emballages en tissu recouverts de cire d’abeille ou en utilisant des contenant en verre. On peut également passer au produit vaisselle solide et sans emballage, arrêter l’essuie-tout (sopalin), passer aux torchons en tissus lavables et utiliser une éponge type tawashi.
  • Le kit courses : Pour les courses, on essaie de limiter au maximum les emballages. On achète en vrac si on peut et on amène ses propres contenants : pots de confiture qu’on a récupéré, bouteilles en verre, boites hermétiques, sacs en tissus. Et bien sur on se munit de grands sacs pour y mettre toutes les courses.

Le site Hakuna Taka propose des kits zéro déchet.

5 idées cadeaux zéro déchet

Voici cinq 5 idees cadeaux zero dechet à vous offrir ou offrir a vos proches.

En ce moment c’est les soldes et même si chaque année de plus en plus de personnes sont responsabilisés à la consommation et les achats compulsifs beaucoup sont ceux qui vont se ruer en boutique pour acheter. Je vous ai concocté une petite liste de cadeaux à faire à vos proches ou à vous faire pour vous afin de sensibiliser votre entourage à un mode de vie sans plastique. Avec des cadeaux on peut faire passer un message. Pourquoi ne pas faire passer le message qu’il faut réfléchir à moins créer de déchets ?

  • Le sac à pain en coton : en bon Français que nous sommes, nous passons notre temps à aller à la boulangerie. Ce petit papier qui entoure, la baguette, c’est simple je ne peux plus le voir 😉 alors j’ai investi dans un sac à pain. Pour ma part je l’ai fait faire par une couturière de ma ville mais il y en a un très bien sur le site Hakuna Taka.
  • Les carrés démaquillants réutilisables : Le kit démaquillant imaginé par Manamani est top est charmant à la fois. Top parce que breveté, il a été conçu pour pouvoir retirer les carrés comme des carrés de coton classiques, et est vendu avec un sac en tissu qui passe en machine. Les personne à qui vous l’offrez n’aura plus aucune excuse pour continuer à utiliser des carrés de cotons démaquillants !
  • Une expérience : De plus en plus, le cadeau dématérialisé prend sa place à Noël et aux anniversaires. Certes on a tous déjà offert un spectacle d’humour ou un concert à ses proches mais depuis quelques années, les évènements ont compris qu’ils devaient jouer le jeu afin de se retrouver sous le sapin. On peut donc désormais offrir des cartes cinéma, des événements types foires ou salons beaucoup plus facilement qu’avant en achetant en ligne et en indiquant des coordonnées différentes des nôtres. De même les voyages se font aussi plus facilement et personnellement il m’est déjà arrivé d’offrir un billet de train à ma mère pour qu’elle puisse venir nous voir. L’idée ici est de passer un bon moment ensemble pour faire une expérience qu’on n’aurait pas fait sinon.
  • Un objet de seconde main : Dans ma famille il nous arrivait déjà d’acheter d’occasion mais cette année pour les 3 ans de ma fille, ses cousins plus grands qu’elle lui ont offert un jouet qu’ils avaient choisi dans leurs propres jouets. Je trouve l’idée fantastique car ma fille a été ravie du cadeau et encore plus de savoir qu’il avaient appartenu à ses cousins. Pourquoi ne pas faire de même lorsqu’on est plus grand ? Dans cette article je vous donne le nom de mes sites préférés d’économie circulaire.
  • Un objet fait main ou DIY : Las but not least c’est l’occasion de vous mettre à la couture ou au tricot si vous en avez toujours rêvé. Et si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours acheter des produits auprès de personnes qui elles adorent le DIY. Sur Etsy par exemple, on trouve des milliers de créateurs près de chez soi ou partout en France qui confectionnent eux-mêmes leurs produits. L’idée ici c’est de soutenir les petits créateurs et de mettre en avant leur savoir-faire.

Parlons peu, parlons vrac…

parlons peu parlons vrac et des contenants en verre pour se simplifier le zero dechet

Depuis que j’ai commencé ce blog, j’ai le plaisir de pouvoir échanger avec certains d’entre vous sur mon compte Instagram et ces échanges sont très riches. Parmi eux, j’ai noté qu’une interrogation revenait souvent et c’est amusant car cela a aussi été la mienne. Je me suis dit que ça justifiait donc d’écrire un article sur le sujet : comment s’organiser pour acheter en vrac ?

Je reconnais que c’est un sujet difficile car cela demande au début beaucoup d’organisation et surtout de vigilance. Organisation car il faut prévoir tout type de contenants et vigilance car si on y prête pas attention, on se retrouve très vite avec un emballage dans les mains. Je vous donne un exemple : les fois où je me retrouve le plus vite avec un emballage non sollicité c’est quand en rentrant à la maison je décide, d’un coup de « passer à la boulangerie ». Et oui si on a pas le sac adéquat, on se retrouve à avoir l’emballage dans les mains car pour une question d’hygiène on va pas rapporter la baguette directement comme ça à la maison.

De la même manière, fini les passages rapides au supermarché avant de rentrer le soir si on ne veut pas se retrouver avec un certain nombre d’emballages à la maison. C’est vrai, le zéro déchet ne laisse pas beaucoup de place à l’imprévu. Le maître mot serait plutôt anticipation. Et je ne vous cache pas que habitant une grande ville et me déplaçant à pied, il est encore plus difficile d’avoir des contenants sur moi.

J’adorerais avoir votre retour sur la manière dont vous vous organisez pour les courses quotidiennes de nourriture. En attendant je vous livre ici ma façon à moi de m’organiser :

  • Déjà il faut savoir que je fais les courses en plusieurs fois. Je le sais ce n’est pas idéal mais comme vous le savez j’aime que le changement d’organisation soit lent et non pas radical afin de ne pas me braquer et de tout abandonner (Il y a encore quelques années, habitant à Paris, je faisais les courses du soir tous les jours…).
  • Je commence par la boutique vrac pas très loin de chez moi mais qui nécessite que j’y aille en voiture. J’y achète : farine, sucre, pâtes, riz, légumineuses, noix, gâteaux, huile, lessive en vrac (si je ne la fais pas moi même) savons solides… Là j’amène mes contenants solides et sacs réutilisables.
  • Le samedi je vais au marché près de chez moi et j’achète les légumes et fruits de la semaine dans mes sacs réutilisables. de avril à novembre, on se rend à la ferme pas loin de chez nous cueillir et ramasser en famille tous les légumes et fruits qui en général nous tiennent 3 semaines à 1 mois. Oui on revient chargés et notre cuisine se transforme en caverne de nourriture.
  • Je cuisine tout donc forcément je n’achète pas de plats préparés. Avec mon mari nous avons arrêté de manger des protéines animales la semaine donc je n’en achète pas, et si je le fais c’est au marché le week-end avec des contenants en verre. Pour les fois où j’ai besoin de refaire un peu de stock (noix, flocons d’avoines…) je vais acheter en vrac au magasin bio pas loin de chez moi.

Parlons maintenant contenants : ma plus grande hantise lorsque j’ai commencé à acheter en vrac, c’est l’apparition des mites alimentaires. Pour éviter cela je ne fournis pas n’importe où, et de plus j’utilise à la maison des bocaux en verre hermétiques (type le parfait) qui fonctionnent très bien. J’en ai beaucoup, et dès que j’ai besoin j’utilise des pots de confiture lavés pour les réutiliser.

Et vous comment vous organisez-vous ? Je suis curieuse de le savoir 🙂

Local ou bio ?

pour votre nourriture, vous etes plutot local, bio ou en vrac ?

A cette question j’aurais pu ajouter : local, bio ou en vrac ? Ca va en amuser certains mais c’est vrai qu’aujourd’hui avec tout ce qu’on entend dans les médias ou la publicité on ne sait pas trop à quels saints se vouer en ce qui concerne la nourriture.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au zéro déchet, j’ai tout d’abord cherché à réduire les emballages. Pour cela deux solutions : amener ses propres emballages au supermarché ou acheter directement au producteur. Il y a encore quelques années c’était compliqué d’amener ses contenants en supermarché. Je me souviens d’une fois au rayon traiteur/boucherie où on me l’a refusé car ce n’était pas « hygiénique ». Aujourd’hui ça ne m’arrive plus du tout car cette réflexion a évolué. Avec mon mari nous avons commencé lentement à aller chercher nos produits frais directement à la ferme et en cueillette pour se faire une sortie ludique avec ma fille. Je pense que c’est là que ma réflexion a commencé car j’ai vraiment apprécié un goût différent pour les produits de saison et j’ai découvert (ne me jugez pas) que les betteraves poussaient dans la terre et qu’il fallait les cuire avant de les manger (bon sang quel goût!) bref je partais de très très loin comme vous le voyez. En parallèle j’ai souvent acheté bio pour les purées et compotes de mes deux enfants, mais je me suis heurtée au fait que je n’ai pas de magasins ou marché bio à proximité immédiate de chez moi. En allant à la ferme, j’ai découvert qu’on pouvait cultiver les légumes et fruits de manières raisonnée et sans gaspillage, en réduisant les pesticides et je dois reconnaitre que cette formule me plait aussi. Enfin, j’essaie d’aller régulièrement en magasin vrac, pour faire le plain de légumineuses, fruits à coque, farine, sucre…

Bref pour résumer tout cela aujourd’hui malgré le flot d’informations mises à notre disposition, je n’ai pas pris de parti, et je ne pense pas que je le prendrai un jour. En effet, d’une manière générale je privilégie les circuits courts et les petits producteurs de saison, et si possible en achetant en vrac, avec mes propres contenants. Si le producteur est bio, et ben c’est encore mieux mais à qualité équivalente et si je suis satisfaite des produits je ne paierait pas plus cher juste pour avoir du bio. Je ne suis pas prête aujourd’hui à faire ce sacrifice, sauf pour mes enfants ou si possible je vais acheter du bio.

Et vous comment arrivez-vous à vous en sortir avec toutes les informations dont on nous abreuve chaque jour ?

Mon retour sur le composteur Bokashi

voici le composteur bokashi de la marque Hozelock Pure je vais vous parler de son utilisation et de ses avantages
Composteur Bokashi

Dans mon article sur le 5ème R des principes du zéro déchet, Composter (to Rot, pourrir, en anglais), je vous avais parlé du composteur que l’on utilise à la maison. Il s’agit du composteur Bokashi de la marque japonaise Hozelock Pure. Nous l’avons acheté en 2017 quand on a commencé à compter le nombre de poubelles que nous jetions chaque semaine (5 sacs de 30 litres). C’est mon mari qui s’est mis à la recherche d’un composteur qui soit pratique et facile d’utilisation. En effet ayant grandi au Canada, l’usage d’un composteur de jardin lui était très familier, ce qui n’était pas du tout mon cas car je n’ai jamais trié les épluchures avant. De plus nous vivons en ville dans un appartement donc le composteur de jardin n’était pas une option. Nous avons préféré ce système de compost avec des champignons plutôt qu’un lombri-composteur car nous avions lu qu’ils mourraient facilement si l’on s’absente plusieurs jours. Depuis des retours d’expérience m’ont indiqué que ce système était en réalité très pratique.

Le composteur Bokashi est livré avec tous ses accessoires et un sac de champignons activateurs Bokashi pour accélérer le processus de compostage. Nous l’avons positionné dans notre cuisine et tous les soirs y versons nos épluchures. Puis on y insère une cuillère de champignons. Les avantages que j’y trouve sont nombreux : Il ne prend pas beaucoup de place et n’émet pas d’odeur une fois refermé, il est facile d’utilisation mais surtout nous sommes passés de 5 poubelles de 30 litres par semaine à 2. Autant vous dire que nous en sommes pleinement satisfaits.

Un inconvénient cependant et il est de taille : Une fois le composteur plein il faut le vider soit dans la nature (comprenez dans votre jardin ou potager, enfoui dans la terre) soit dans un composteur public ou de jardin. Là où un lombri-composteur se suffit à lui-même. De notre coté nous allons régulièrement dans la propriété familiale au sud de Paris donc nous en profitons pour vider le compost dans celui du jardin, et depuis quelques semaines des composteurs publics ont vu le jour dans mon quartier. Nous les utiliserons lorsqu’ils seront mis en fonctionnement.

Vous l’aurez compris je suis très fan de ce concept qui m’a permis de réduire drastiquement la taille de nos poubelles et le pli est tellement rapide à prendre que j’encourage tout le monde à se mettre au compost.

Running et zéro déchet

le running et le zero dechet sont ils compatibles ? c'est ce que je me suis demande dans cet article

J’adore courir. C’est le seul sport qui me vide la tête tout en me donnant envie de soulever des montagnes (ou de les gravir hihi). Aujourd’hui pendant ma sortie de course à pied j’ai laissé mon esprit s’évader tranquillement et une pensée parasite est venue à moi « C’est évident, il me faut de nouvelles chaussures de courses (ne dit-on pas dans le milieu du running qu’on doit les changer au bout de 1000 km ?) Et de nouveaux écouteurs de course. Et ça fait longtemps que je n’ai pas acheté de vêtements sympas de running, avec ma grossesse récente je mérite bien ça. Et ma montre fonctionne mal tout de même si je veux faire de bons entrainements… » Fichtre me suis-je dit, en l’espace de 5 secondes j’étais en train de refaire mon dressing de sport à base de plein d’euros et de beaucoup de gaspillage textiles/équipements. Et revoilà que le doute m’assaillait : Comment concilier performance sportive et zéro déchet ? Oui je pense beaucoup pendant que je cours…

Comme tout marché, celui du running a explosé ces dernières années. De plus en plus de pratiquants arrivent sur les routes et les chemins chaque jour et si cela est très positif (je fais partie de ces gens-là) cela fait le bonheur des marques de sport qui fleurissent toujours plus efficaces, toujours plus colorées, toujours plus spécialisées. J’adore courir mais pas seulement. J’aime l’ambiance des compétitions, ces courses pour lesquelles je cours plus pour dépasser mes limites que contre les concurrents, j’aime courir en groupe et participer à des challenges avec des amis ou des inconnus qui partagent la même passion. C’est d’ailleurs pour ces raisons que tout naturellement je me suis tournée vers le trail. On a souvent besoin des autres pour avancer, on court pour dépasser ses limites et on profite de la nature. C’est en courant et en m’entrainant que j’ai pris conscience que ne pouvais pas m’éloigner de la nature longtemps et que j’ai commencé à ramasser les déchets en montagne et à la campagne (d’ailleurs si vous ne connaissez pas le challenge d’un déchet par jour, rendez-vous ici). En fait le trail est un des sports qui rend humble par rapport à l’environnement. On est très dépendant du temps, du climat et on doit apprendre à les respecter, respecter la nature sinon on est contraint d’abandonner ou cela devient dangereux. Pendant notre préparation pour la course de la Mascareignes à la Réunion mon mari et moi avons dû nous adapter aux conditions climatiques fortes : des orages, des canicules, du vent et cela remet tout en perspective. J’aurais donc tendance à dire que l’on respecte plus la nature quand on fait du sport outdoor.

Oui mais voilà lorsque l’on se lance dans la performance ou tout simplement le dépassement de soi, on en vient tout naturellement à consommer : des équipements techniques, des vêtements spécialisés, de la nutrition pas très bio bref en 2015 pour notre course, nous avons dépensé plusieurs centaines d’euros rien qu’en équipements divers (on est pas beaux là, sapés comme ja-ja ?). Donc non, faire du sport ce n’est pas zéro déchet. On a beau ramasser les déchets trouvés dans la nature, ramener les nôtres chez nous, respecter la faune et la flore, faire notre propre nutrition maison, il arrivera toujours un moment où on devra « consommer » des équipements.

En ce début d’année, en plus de celle de refaire du sport, j’ai pris une résolution : tenir l’année entière sans acheter de nouvel équipement de running : chaussures, vêtements, montre… Je ne sais pas si je vais réussir à m’y tenir mais de me le dire va me permettre de résister au maximum à la tentation.

Et vous quelles sont vos résolutions sportives ?

Les 5R comment je les ai mis en place au quotidien : Composter

les 5R se finissent avec le terme composter. Apres refuser, reduire, reutiliser, recycler, voici le compost, donc rot en anglais.
En anglais, le terme rot, pourrir, a été traduit en français par composter.

Les 5R du zéro déchet correspondent aux 5 piliers à respecter pour gagner son mode de vie zéro déchet. Refuser ce qui est superflu, Réduire le nécessaire, Réutiliser ce qu’on achète, Recycler ce qui peut l’être et composter le reste. Voici comment j’ai mis en place ces principes au quotidien : Composter

Je vous vois venir : Mais enfin où est le R de Composter ? Alors, oui c’est vrai Composter commence par un C. Pourquoi parle-t-on des 5R ? Tout simplement car ce concept qui a été démocratisé par Béa Johnson dans son ouvrage « zero waste » parle du verbe « to Rot » qui signifie littéralement pourrir et a été transformé en français logiquement par « composter. »

Il y a un certain nombre de règles à connaitre lorsqu’on pratique le compost. Je dois reconnaitre que je ne les connais pas toutes, effectuant le mien sur mon balcon avec les composteurs bokashi, qui utilisent des champignons pour accélérer le process de compostage. Je vous ferai un article spécifique sur ce composteur qui me satisfait pleinement mais ce qu’il faut retenir c’est que dans un composteur on ne met pas d’oeufs (juste les coquilles broyées), ni de poisson ou de viande. On essaie de limiter les agrumes (oranges, citron notamment) et les épluchures d’oignons. Evidement pas de déchet autre qu’organique. Une fois que mon composteur est plein, on le laisse mariner 3 semaines en récoltant le jus régulièrement. Puis on le vide dans un compost public ou dans notre cas sur le tas de compost de mon oncle en région parisienne. Je ne connais pas le principe de lombri-composteur je ne pourrais pas en parler mais les personnes qui utilisent ce procédé en appartement dans mon entourage en sont très contents.

Je vais être franche avec vous : une fois qu’on a fait l’effort de s’y mettre, on a du mal à s’en passer. c’est simple, chez moi en mutualisant compost et recyclage nous sommes tout simplement passés de 5 poubelles de 30 litres par semaine à 2. C’est juste énorme. Notre poubelle a moins d’odeur et surtout il y a cette satisfaction que ce qui est né de la terre revient à la terre. Pour simplifier la vie, nos deux compost sont sur notre balcon et nous avons une poubelle de cuisine que nous remplissons la journée et vidons le soir.

Vous l’aurez compris je suis très fan du compostage e j’encourage tout le monde à s’y mettre. De plus en plus de compost de quartier se créent chaque année en France dans les villes, un vient d’être installé dans mon quartier, il est donc très facile de s’y mettre et promis, une fois commencé, vous ne pourrez plus vous en passer.

Et vous, vous vous êtes mis au compost ?